Money jungle : ce que gagnent les jazzmen américains
Samedi 18 Février 2012 18:00

© DR
L'organisation américaine Future of Music Coalition vient de publier les résultats d'une étude sur les revenus des jazzmen américains pour l'année 2011.
On y apprend que leur revenu moyen s'élève à 23000 dollars, soit environ 17700 euros. Les musiciens syndiqués à l'American Federation of Musicians comptent une meilleure moyenne, à 37000$ (28500€). L'enquête a porté sur 800 musiciens à travers l'ensemble des États-Unis.
Sur les graphiques joints aux résultats, on constate qu'ils sont moins de 10% à gagner plus de 75000$ (58000€)… et 25% moins de 5000$ (3850€) annuels !
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Jazzmen américains, revenu annuel, 2011
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Richard Srogosz - 10/04/2012 23h08
Ma modeste pension de l'éducation nationale est bien supérieure à la moyenne annuelle que vous présentez. J'ai honte, non que je pense ne pas avoir mérité mes revenus, mais je ne suis pas un artiste ! le jazz apparaîtra sans doute demain comme le plus beau fleuron de la civilisation étatsunienne (un peu comme nos cathédrales pour le moyen âge) Et si on comparait ces revenus avec ceux des sportifs professionnels dont il n'est pas douteux de dire que ceux-ci ... [ lire la suite ]
Denis Ruggieri - 31/03/2012 10h10
Je vous remercie Alex Dutilh pour votre aimable et si rapide réponse, merci pour votre attention.
En fait les musiciens de jazz, comme Mingus ou Max Roach ont laissé de côté l'aporie de "l'art engagé / l'art pour l'art", par ce que peut être l'urgence de la question des droits civiques concernant le peuple noir, les dispensait de s'occuper de finasseries méthodologiques.
Si l'engagement idéologique déclaré ne faisait pas l'unanimité, ... [ lire la suite ]
Denis Rggieri - 31/03/2012 09h01
On peut dire que les musiciens de jazz roulent sur des tapis de dollars. On reste surpris par une telle i,égalité face à la puissance financière des entreprises des entreprises du spectacle.
Paradoxalement, ce qu'il y a de sympathique dans l'attitude des consommateurs culturels, aux É.U.,c'est de ne pas établir de barrières entre les genres musicaux, contrairement à notre comportement, et en même temps, de fait, cela laisse supposer que la séparation entre ... [ lire la suite ]
L'affiche de Montreux
Jeudi 16 Février 2012 07:51

En 2011, c'est le festival allemand de Moers qui avait créé la sensation graphique pour son affiche avec une photo d'Olivier Metzger représentant un daim sortant d'un bois sombre…
Cette année, Montreux frappe fort. Le festival de
Claude Nobs revient à la photo, pour la première fois depuis la première édition du festival, en 1967 (à l'époque une photo noir blanc de l’Italien Giuseppe Pino). Le communiqué du festival accompagnant l'affiche 2012 explique le choix : "Pour la 46e édition du Montreux Jazz Festival, le célèbre Greg Gorman, né à Kansas City en 1949, présente un nu masculin qui évoque une sculpture classique en mouvement.
L’affiche illustre l’expérience contemplative qu’est l’écoute de la musique, déclare Gorman dont le travail s’inscrit dans une longue tradition de photographes américains: de George Platt Lynes à Robert Mapplethorpe, en passant par Herb Ritts et Bruce Weber. L’esthétique d’inspiration classique et la précision de la composition confèrent une aura impressionnante aux modèles, parmi lesquels figurent d’innombrables acteurs et musiciens. En fait, les documents photographiques de Gorman témoignent d’une étrange obsession pour les célébrités du XXe siècle, sans pour autant se cantonner aux «vieilles gloires, aux révélations de l’année ou aux bientôt peut-être».
Greg Gorman a publié neuf livres et a réalisé des centaines de campagnes publicitaires de grande envergure dans les domaines du cinéma, de la musique et du sport. Sa dernière exposition, qui a eu lieu fin 2011 à Graz, en Autriche, était une rétrospective de sa carrière à travers plus de 220 œuvres. Au cours de ses plus de 40 ans de carrière, Gorman a photographié d’innombrables musiciens tels que Michael Jackson, Barbra Streisand, Frank Zappa, Grace Jones, Elton John, George Clinton, Boy George, Tom Waits, Billy Idol, Leon Russell, Nina Hagen, Fleetwood Mac, Morrissey, Iggy Pop, Vanilla Ice, P. Diddy, RuPaul, Divine, Bette Midler, John Lee Hooker, David Bowie et Quincy Jones, Joan Jett, John Mayer, Melissa Etheridge, Debbie Harry, Crosby, Stills and Nash et Joe Cocker."
On peut télécharger l'affiche sur le site du festival…
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Montreux 2012, festival, affiche, Greg Gorman
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bibiwam - 29/02/2012 10h32
Sebastien, tu vas sur le site du festival et tu auras l'explication pour l'affiche.
Sebastien Llado - 16/02/2012 11h28
Pas d'info sur la programmation, à part Radiohead (grand groupe... de jazz, bien sûr...)
Quelle différence entre un mec à poil pour vendre un festival et une femme à poil pour vendre une lessive ? Les deux sont aussi sexistes !
Ahmad Jamal ou les percussions de Pittsburgh
Jeudi 9 Février 2012 23:30

Ahmad Jamal au Théâtre du Châtelet © DR
Paris, Théâtre du Châtelet, ce jeudi 9 février. Pause du froid à peine perceptible, mais quand même. 20h, salle comble jusqu'aux combles. Prête à tomber gants, écharpes et couvre-chefs pour le double évènement : Ahmad Jamal sortait un nouvel album, "Blue Moon", sur un nouveau label, Jazz Village, et se présentait pour la première fois avec son nouveau quartet.
Et quel quartet ! Manolo Badrena pour assurer la continuité aux percussions, toujours aussi feu follet, d'une impertinence aussi pertinente qu'espiègle : sa présence est pour beaucoup dans l'atmosphère de petit bonheur, de banane épanouie qui règnera sur les 90 minutes de concert.
À ses côtés, un maître de la batterie d'aujourd'hui, Herlin Riley. Une fois de plus un batteur de New Orleans chez Ahmad Jamal, qui s'est fait une signature de l'élasticité très particulière de leur tempo. Il se trouve que le pied gauche d'Herlin Riley occupait le centre géographique de la scène. Histoire de souligner que la cymbale charleston était le véritable pivot autour duquel toute la musique d'Ahmad Jamal pouvait prendre forme.
Mais autant Herlin Riley avait déjà une expérience au côté du pianiste, autant pour son compère, le contrebassiste néo-orléanais Reginald Veal, il s'agissait d'une première avec le natif de Pittsburgh. Essayé et adopté dans l'heure : Ahmad lui a tendu quelques perches, quelques pièges aussi et Reginald Veal a repris la balle au bond, il allait être percussionniste aussi, s'installant dans un groove croustillant à souhait.
Là dessus, Ahmad Jamal a distillé des phrases allusives, des esquisses de mélodies, recourant souvent à la réitération, suspendant des désirs, installant des pulsations à faire chavirer dans l'orgasme collectif un congrès de mormons… Comme les grands peintres dans leur période tardive, Ahmad se préoccupe moins de la précision de la ligne : le trait est moins dépouillé, mais quel sens des volumes, des couleurs, de l'espace ! Quelle science à faire jouer les autres aussi, au maximum d'eux-mêmes.
Lorsqu'il reprit Poinciana au rappel, exercice tout sauf obligé, le miracle d'une fraîcheur encore intacte sur dix détails. L'art de faire naître la musique d'un rien qui est le tout qui la fonde : le rythme du cœur, le bouillonnement de la vie qui passe entre les doigts, les rires de quatre hommes libres qui s'émerveillent de regarder la beauté en face.
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Ahmad Jamal, concert, Paris, Châtelet, february 9th, 2012, 9 février
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Ptilou - 17/02/2012 13h21
Poinciana... toujours un plaisir de voir et d'écouter AJ dans ce thème malicieux et multiple... Longue vie à Ahmad que je n'ai pas pu voir cette année à Paris !
françoise gitakos - 10/02/2012 11h18
Bonheur évident de jouer, complicité des sourires… Ahmad Jamal, chef de groupe, d'un signe de main annonce les solos des autres et fait résonner le Steinway comme Liszt l'a fait auparavant !
Le raffinement des sons, la voix du percussionniste, l'audace me rappellent le groupe légendaire Weather Report et son Black Market… Quand au contrebassiste, il est un héritier de Stanley Clarke, le batteur est prodigieux, bref il fallait ce soir du 9 février être au ... [ lire la suite ]
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