22 juillet 2012 10:05

« Ma patrie, c’est la langue française... »
Albert Camus
Quoi de plus craquant qu’un chanteur ou une chanteuse de jazz interprétant son répertoire en... français ? Quoi de plus touchant que ces vieilles et indémodables mélodies « bien de chez nous », rendues célèbres par Mistinguett, Edith Piaf ou Yves Montand, lorsqu’elles sont (joliment) revues et (finement) corrigées par la trompette de Dizzy, le big band de Duke ou les cordes vocales de Dee Dee ?
De part et d’autre de l’Atlantique, des passerelles artistiques et culturelles se sont patiemment construites, qui font circuler, dans les deux sens, un fructueux échange musical. Et l’on se dit, sans le regretter le moins du monde, que si le jazz était bilingue, sa deuxième langue serait surement le français...
illustration : Patrice Bertin - Jérôme Badini © Christophe Abramowitz - RF